4 bonnes raisons d’avoir un site mobile-friendly en 2015

4 bonnes raisons d’avoir un site mobile-friendly en 2015
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Que ce soit par le biais d’un site alternatif pour mobile (m.monsite.com) ou d’un site en Responsive Design (qui s’adapte en fonction de la taille de l’écran), il va devenir vital pour les éditeurs de rendre leurs contenus accessibles aux « petits écrans » sans faire de concessions sur l’expérience utilisateur ni sur les fonctionnalités. Voici pourquoi il faut désormais penser « mobile first« .

Raison n°1: Une explosion du trafic et de la recherche mobile

Plus haut

61% de la population française est équipée d’un smartphone en 2014 contre 39% en 2012, selon une étude Deloitte. Dans le même laps temps, le pourcentage de détenteurs de tablettes est passé de 15% à 46% !

Tailles écran

La notion du multi-écrans est également importante avec une moyenne de 2,86 appareils mobiles par personne incluant liseuses, ordinateurs portables de petite taille et les phablettes (hybride entre le mobile et la tablette), sachant que 52% des possesseurs de smartphone en France naviguent sur Internet avec pendant qu’ils regardent la télévision (Étude Google / Ipsos Mai 2013)

Plus fort

Recherche mobile quotidienneOr 51% des utilisateurs effectuent des recherches tous les jours sur leur smartphone selon la même étude Google / Ipsos. Résultats : la recherche mobile a explosé ces dernières années et est sensée dépasser la recherche desktop d’ici 2015 voire déjà fin 2014 selon Matt Cutts.

À tel point que le trafic des sites web a tendance à reculer sur desktop au profit des versions mobiles.

Cannibalisation? Certainement, même si on préférera le terme de bascule ou de transfert de trafic. Déclin du web? Absolument pas car si on additionne le web et le mobile, on constate que la croissance globale se maintient.

Trafic sites web & applis juin 2014 AT Internet

Évolution du trafic des sites web, mobiles et application en juin 2014 vs juin 2013 – Source AT Internet

À noter que même si l’indexation des applications dans Google ou app-indexing est désormais possible via les liens profonds (deep linking), cette fonctionnalité ne fonctionne aujourd’hui que sur Android pour les utilisateurs qui ont préalablement téléchargé l’application. Cela réduit donc la visibilité de l’application dans les moteurs de recherche : celle-ci ne peut pas aujourd’hui se substituer à un site mobile-friendly. Les 2 doivent cohabiter idéalement.

Plus vite

D’autant que l’arrivée de la 4G et du haut débit mobile en France favorise le navigation en ligne, gourmande en data. Selon l’Arcep, le parc de cartes SIM 4G actives est passé de 3,7 millions à 5,5 millions entre T1 et T2 2014 soit une croissance de +48% en un trimestre! La 4G représente désormais 8% des cartes SIM actives et devrait continuer à progresser rapidement.

Parc cartes SIM actives 3G et 4G

Observatoire des marchés des communications électroniques en France – 2ème trimestre 2014 – Source ARCEP

Raison n°2 : Un CTR plus élevé depuis Google

Google signale désormais les sites mobile-friendly à l’aide d’un label « site mobile » à côté de l’URL dans ses résultats de recherche.

site mobile m et Responsive Design

Affichage du label « Site mobile » pour un site mobile dédié et un site en Responsive Design

Initialement Google prévoyait d’afficher une icône de téléphone à côté des sites jugés mobile-friendly et la même icône barrée pour les sites non mobile-friendly mais cette solution aurait sûrement été jugée trop négative par les éditeurs en retard, qui se seraient plaint immédiatement.

Quoiqu’il en soit l’utilisateur sait désormais à l’avance si le site sur lequel il souhaite se rendre est optimisé  mobile donc on peut présumer un bonus en termes de taux de clic pour les sites conformes et à l’inverse un malus pour les sites non conformes.

Heureusement Google ne laisse pas complètement les éditeurs dans le noir et propose un outil pour tester la compatibilité mobile de son site : https://www.google.com/webmasters/tools/mobile-friendly/

Raison n°3 : Un meilleur positionnement dans Google

SERP mobile différentLa prochaine étape pour Google! Et on y vient. Les résultats sur mobile sont déjà personnalisés par le biais de la géolocalisation mais l’algorithme de classement est aujourd’hui sensiblement le même sur mobile et sur desktop. Une différenciation de fond est donc attendue à court terme par la communauté SEO et (chose plutôt rare) a même été annoncée par Google :

« To improve the search experience for smartphone users and address their pain points, we plan to roll out several ranking changes in the near future that address sites that are misconfigured for smartphone users » – Google

Il est fort à parier que les sites adaptés à la navigation mobile recevront donc un bonus de positionnement dans les résultats de recherche Google.

Raison n°4 : Une augmentation de ses revenus

Une étude Google / Nielsen de mars 2013 montre que 28% des recherches initiées sur mobiles génèrent une conversion (visite de boutique, appel, achat).  Une absence de site mobile peut aboutir à une perte de chiffre d’affaire potentiel si l’internaute mobile n’a eu pas accès à vos contenus / produits au cours de sa recherche.

Selon la même étude, 21% des utilisateurs ont déjà changé d’avis à propos de l’achat d’un produit ou service en magasin après avoir consulté des informations sur leur smartphone. Lecture d’un avis défavorable sur un produit ou article trouvé moins cher chez un concurrent sur Internet, le retail physique est de plus en plus confronté au web et au e-commerce grâce au mobile.

L’ascension du m-commerce

m commerceDe plus en plus de mobinautes n’attendent d’ailleurs pas d’être sur desktop ou de se rendre en boutique et osent l’acte d’achat directement depuis leur smartphone. Même si la France est encore un peu frileuse comparée à d’autres pays européens et aux États-Unis (loin devant), le m-commerce a représenté environ 2 milliards d’euros en 2013 dans l’hexagone, et devrait atteindre les 4,2 milliards d’euros en 2014 selon une étude publiée par RetailMeNot, le leader mondial du couponing digital.

La très réputée agence Forrester estime que le mobile et la tablette représentent déjà 20% du commerce en ligne européen et que ce chiffre devrait atteindre les 49% d’ici 2018. Vous êtes prévenus.

Le plus grand frein au développement du m-commerce qui est la taille des écrans s’efface au fur et à mesure que les fabricants proposent des smartphones aux écrans plus larges et que les éditeurs de sites adaptent leurs sites aux résolutions mobiles.

La publicité sur mobile a également atteint une sorte de maturité et les régies mobiles sont de plus en plus sollicitées. Après des débuts hésitants (taux de clic très faibles, fort rebond dus à des clics « accidentel »), elles séduisent de plus en plus les annonceurs par leur formats et leur volume de diffusion. Cela se retrouve dans les chiffres des dépenses publicitaires :

Dépenses publicitaires mobile en Europe

Les dépenses publicitaires mobiles augmentent constamment depuis 2012 – Étude eMarketer.com

Il faut dire que Google a pas mal forcé la main aux annonceurs. En effet depuis juillet 2013 et le passage aux « campagnes universelles », les campagnes de liens sponsorisés sont présentes par défaut sur mobile. Aux annonceurs d’ajuster le tir en fonction de leur desiderata de ciblage.

Tout ça pour dire

Il est donc essentiel d’avoir un site mobile-friendly en 2015, que ce soit au travers d’un site dédié aux mobiles (m.monsite.com) bien paramétré ou alors un site en Responsive Design.

Les 3 questions que l’on doit se poser en conséquence :

  • Visibilité : Mon site ou application est-il trouvable sur mobile ?
  • Ergonomie : La navigation mobile est-elle aisée ?
  • Transformation : La conversion (achat, contact, etc.) est-elle réalisable depuis un smartphone ?
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Par
Référenceur white hat évoluant chez l'annonceur en milieu agile, formé par la SEO Rockstar Laurent Bourrelly. Pour suivre l'actu #SEO (mais pas que) de Slow Lab sur Twitter > @gaujay. Voir mon Profil Behance